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Les conseils d'un ancien vainqueur

Julien COUGNAUD: Vainqueur du Marathon du Montcalm 2006 

Julien COUGNAUD

Je suis venu sur les pentes du Montcalm pour la première fois en 2004 pour mes 20 ans. Je cherchais une manière de marquer le coup avec une épreuve à la hauteur de l'événement, une course de haute montagne avec des sommets à gravir. Je n'aurais pas pu trouver mieux. Un paysage exceptionnel ! Je ne me suis pas trompé ,ce que j'y ai  trouvé ce sont non seulement des paysages magnifiques  mais aussi des hommes et des femmes qui partagent leur passion et leur amour de la montagne. 
Depuis j'ai couru 10 fois l'épreuve et gagné l'édition 2006 c'était exceptionnel pour moi un rêve qui se réalisait. Ce n’est jamais évident de s'imposer sur une course de montagne en venant des Sables d'Olonne. 

Au début je venais seul avec mes parents pour les vacances et la course. Puis mes frangins se sont greffés à l'aventure, et maintenant nos femmes et nos enfants en font partie aussi. Année après année, le Montcalm est devenu un rassemblement incontournable pour la famille et une manière de se réunir et rendre hommage à nos parents amoureux aussi de la montagne.


- 1er Marathon du Montcalm 2006
- 4eme au marathon de Nantes
- 4eme au GRP (80 km.) en 2018
- 1er au gendarmes et voleurs de temps (32km) en 2018.

Mon conseil pour gagner le Montcalm, c'est de lever la tête et d'ouvrir les yeux, et là vous aurez tout gagné...

A très vite sur le caillou.


Nahuel PASSERAT : Vainqueur de l’Ultra du Montcalm (Marathon du Montcalm + Trail des Novis enchainés) qui avait eu lieu pour les 25 ans et créateur du parcours de la PICaPICA.

 

 Photo Nahuel

Conseils pour le Trail des Novis :

 

Le trail est des Novis est très accessible et ne présente pas de difficulté particulière. Les sentiers y sont très agréables et bien entretenus. Beaucoup de parties se courent en balcon avec une magnifique vue sur les 3000 Ariégeois. Il est donc important de bien gérer les montées pour pouvoir relancer efficacement sur les parties suivantes. Il n’est pas nécessaire de faire beaucoup de montagne pour performer, mais être complet et rapide en bosse et sur les parties roulantes.

 

 

Conseils pour le Marathon :

 

Il est important de distinguer 4 parties dans le parcours du marathon :

  • Auzat / Parking de l’Artigue (env. 10km 350m D+) : une première partie roulante en faux plat montant avec une bonne montée au km 4 puis une partie plane sur le canal carré. Il est important de ne pas partir en sur régime et de se faire emporter par l’euphorie.

 

  • Parking de l’Artigue / Pique d’Estat (env. 12km 2400m D+) : les choses sérieuses commencent avec la montée sur les 3000. Cette montée est longue et très verticale. Bien gérer son rythme ainsi que l’hydratation et l’alimentation. Ne pas commencer l’ascension sur un rythme trop élevé sous peine d’exploser avant le sommet.

 

  • Pique d’Estat / Parking de l’Artigue (env 10 km 2100m D-) : descendre 2000m de dénivelé d’une traite n’est pas chose aisée et demande une bonne préparation et une bonne gestion de la descente. Essayer de préserver au maximum vos quadriceps en essayant d’être le plus fluide et relâché possible. Et surtout soyez PRUDENT.

 

  • Parking de l’Artigue / Auzat (env. 10km 200m D-) : si vous avez bien géré votre effort cette partie sera une formalité. Une longue descente en faux plat sur laquelle vous pourrez courir très vite. Cependant si vous avez mal géré votre course cette partie peut sembler interminable.

 

 

Conseils pour la PICaPICA :

 

Clairement le secret pour se préparer à la PICaPICA est de passer de longues heures en montagne. La randonnée rapide est l’effort qui vous rapprochera le plus de ce que vous allez faire le jour de la course. Habituer son corps à encaisser le dénivelé positif mais surtout le dénivelé négatif. Les courses de l’Andorra Ultra Trail sont excellentes pour se préparer aux réalités de la haute montagne. La PICaPICA ce n’est pas une course, c’est une aventure, il faut donc l’aborder comme tel.

 

 

Mon nouveau rôle en tant qu’organisateur :

Quelle expérience ! Lorsqu’on est coureur on ne se rend pas bien compte du temps de travail de plusieurs dizaines de bénévoles pendant un an de préparation pour que l’on puisse vivre un bel événement le jour J. Organiser un Ultra de montagne est plus fatiguant que de le courir ! Mais quel bonheur de pouvoir faire découvrir toute la beauté de nos massifs avec un concept de course inédit. La PICaPICA est unique, c’est une chance que l’organisation m’ai fait confiance dans ce projet un peu fou, mais qui a trouvé sa place dans le cœur de beaucoup de montagnards qui souhaitent s’éloigner des sentiers battus. Grâce à ce concept inédit toutes les courses du Challenge Montcalm ont bénéficié de ce coup de projecteur et l’on vient désormais du monde entier pour arpenter nos montagnes.

 


 

Antoine GUILLON, en tête de La PICaPICA 2018 lors de interruption de la course. 

Avant toute chose il est primordial de situer la PICaPICA dans le monde du trail : cette course est unique et très différente de toutes les autres de part son ratio km/Dénivelé exceptionnel.

Antoine-GUILLON

La préparation :

La préparation pour être optimale devra prendre en compte cette spécificité et la technicité très importante du terrain. La majorité du temps vous allez devoir marcher. Votre prépa devra être axée sur la puissance musculaire et l’endurance fondamentale qualités indispensables pour la marche en pente raide.

Pour les coureurs qui habitent loin des massifs je vous conseille d’effectuer un gros bloc de 3 ou 4 jours de D+ pour habituer votre organisme. Au quotidien n’hésitez pas à intégrer du stepper en salle et du vélo avec un faible ratio tour/minute pour favoriser le développement de la puissance musculaire.

Même pour les montagnards il est important de coupler votre entrainement avec un sport porté comme le vélo.

Il est important dans votre prépa d’intégrer des courses avec des terrains exigeants. Evidemment le 120 km du grand raid 6666 est un excellent moyen de préparation à deux mois du départ mais le 70km et 4300m D+ est un format tout aussi intéréssant pour évoluer sur un terrain caillouteux et technique. J’aurais même tendance à orienter les futurs participants à la PICaPICA sur ce format-là pour lancer au mieux leur prépa estivale.

Antoine-Guillon-picapica

La course :

Il est important d’être dans la gestion dès le départ. Vous pouvez être un sur bon rythme en montée mais la prudence est indispensable pour les premières descentes afin de préserver son capital de fibre musculaire. Être patient est le maître mot dans cette épreuve : chaque km vous rapproche de l’arrivée et profiter de chaque moment de répit pour récupérer plutôt que d’essayer de gagner du temps. Votre vitesse de déplacement sera bien plus lente que sur n’importe qu’elle autre épreuve et il faudra être prêt mentalement à l’accepter. Le mental est l’autre clé de votre réussite, car les difficultés à surmonter sont nombreuses pour terminer la PICaPICA. Toute l’expérience que vous avez accumulé en montagne vous sera d’une grande aide au fur et mesure des km.

Deux derniers conseils qui ont leur importance :

Je vous conseille fortement d’utiliser des bâtons pour la PICaPICA mais pliables car il y a de nombreux passages qui nécessitent l’utilisation des mains. 

Respecter le matériel obligatoire et veillez à ne pas négliger ce point. Pour l’anecdote l’an dernier je suis parti avec un sac 18L et pour la première fois en course j’ai été contraint d’utiliser l’ensemble du matériel que je transportais. 

 

Antoine-Guillon-PICaPICA

 


 

 

Steffi Jimenez, Plusieurs fois vainqueur du marathon.

 

La "petite fiancée" du Montcalm

 




Le Montcalm= un rêve d'enfance, "un jour moi aussi j'irai là-haut"

 Mon papa m'a amenée à cette course. J'ai commencé avec la course enfants. Puis j'ai grandi et concrétisé le rêve, aller jusqu'au sommet de l'Ariège et dans une ambiance de fête. Un challenge magnifique mais il est important d'y aller en étant bien préparé.

On parle de montagne et pas de trail.


Une longue ascension pour gravir deux sommets de plus de 3000 mais aussi une longue descente. Mais tout est possible grâce à cette superbe équipe.  

Un conseil, ce n'est pas le premier arrivé au sommet qui doit être le vainqueur de la course car il ne faut jamais écarter le retour sur la route jusqu'à Auzat.

 

Nous sommes vraiment fiers et honorés qu'elle soit sur l'affiche de notre 30ème édition 


 

 

 

 


 

 

Benjamin BELLAMY (New Balance), Vainqueur du Trail des Novis en 2016 & 2018 et 4ème du Marathon 2017:  


 

Gamin je suivais mon père sur cette course et j'admirais ces coureurs qui, défiant la montagne, étaient allés tutoyer les nuages au sommet de l'Ariège avant de redescendre (tout brinquebalants la plupart du temps) à Auzat franchissant la ligne d'arrivée en héros. 
Je rêvais de les imiter un jour et ma passion de la course à pied a germé en partie sur cette place d'Auzat.

 

Concernant le Trail des Novis (Vainqueur en 2016 & 2018) :


Novis

La préparation devra être assez complète car le parcours l’est! En effet montées plus ou moins raides, descentes et plat s’enchaînent. Alors le petit conseil serait de travailler à l’entraînement les changements de rythme et plus particulièrement les enchaînements montée-descente-montée. Ça fait mal aux jambes mais ça paye ! 

 

Concernant le Marathon du Montcalm (4ème en 2017- 4h36) :  

 

MARATHON

Après avoir repoussé l'échéance pour incompatibilité de calendrier et sûrement une certaine peur de cette terrible descente, je me suis enfin lancé moi aussi à l'assaut du caillou (nom que l'on donne ici au Montcalm). Pour rajouter un peu de symbolique à cette course, nous gravissons également la pique d'Estats, plus haut sommet de Catalogne ... 
Et pour arranger le tout, chaque fois que je parlais de la course à un coureur l'ayant déjà réalisée, il me prévenait que la fin de course était terrible et qu’il fallait en garder un peu sous la semelle pour les derniers kilomètres. 
Bref je n'en menais pas large au moment de m'élancer mais le surcroît de motivation et le bonheur d'être là ont pris le dessus! 
J'ai tout de même beaucoup souffert dès que la pente s'est élevée, atteindre le sommet m'a paru extrêmement difficile, je suis descendu assez "prudemment" en ayant du mal à trouver mes appuis jusqu'à ce que le terrain soit moins glissant et j'ai pu enfin lâcher toutes mes forces dans les derniers kilomètres. 

Alors je peux vous dire que j'ai vécu de très belles émotions, soutenu tout au long du parcours par des bénévoles, amis et ariégeois au top, mon père et Nicolas en ravitailleurs-supporters de choc, ma famille me poussant dans les derniers kilomètres ...
D'un point de vue purement sportif, ma performance du jour ne me paraît pas particulièrement bonne mais vous aurez bien compris que ce samedi, l'essentiel n'était pas là pour moi!



Je rajouterai que ce qui me plait également  dans cette organisation c’est que l’on ressent vraiment l’amour de la montagne et le plaisir que les bénévoles prennent à rendre cette expérience la plus belle possible pour les coureurs! Une bien belle famille que l’on à plaisir à retrouver à la mi-août !

 

 


 

 

Michel Rabat (La Sportiva)Vainqueur du Marathon en 2009 & 2011 :

 

Michel Rabat

Le marathon du Montcalm se gère avec prudence car son parcours est très varié (on peut distinguer 4 parties de courses bien différentes):

- Un début de parcours roulant qui permet de se mettre en jambes en douceur entre Auzat et L’Artigue (12km 700m d+).

- Puis d’un coup une vraie course de montagne très technique (21 km 2050m d+ &  2050m d-) qui commence par une montée de 1900m d+ non-stop pour atteindre le sommet du Montcalm (3077m). Bien gérer la transition pour pouvoir s'exprimer et se régaler sur la partie haute est primordial. Une légère redescente au col de Riufret (2978m) avant d’attaquer la fin de la montée de la Pique d’Estats (3143m).

- Une fois atteint le point culminant de la Catalogne, il faut entamer la descente vers l’Artigue (10km 2000m d-) avec un rythme régulier car c’est très long. La descente demande une grande concentration car elle est technique jusqu’au ravitaillement du Pinet puis devient plus roulante mais traitre jusqu’à L’Artigue avec beaucoup de pièges à éviter.

- Il faut arriver bien à ce ravitaillement pour faire une bonne fin de course (9km 500m d-) et grappiller des places sur cette partie très roulante en faux plat qui descend jusqu’à Auzat.

 

Michel Rabat 2

L'un des meilleurs souvenirs de Michel est sa victoire malgré quelques péripéties en 2011 :

" La veille du départ je me suis fait piquer par une guêpe au pied et, étant allergique, il n'a cessé de gonfler. A tel point que le samedi matin en me levant, je ne pouvais plus enfiler mes chaussures de trail. Mais dès les premiers kilomètres les sensations sont revenues et ma douleur au pied fut vite remplacée par pas mal de soucis gastriques qui je pense était liés à la réaction de mon organisme à l’allergie ". Michel remporta la course  en 4h 30m 12s !

 

Michel Rabat c'est aussi une histoire de famille avec son papa Patrick et sa sœur Agnès qui sont aussi des habitués du Montcalm. La famille Rabat est aussi productrice de vins, de fruits et légumes qui poussent au pied du Canigou.

Comme chaque année, les produits du Mas dels Miquels seront en vente sur la place d'Auzat le samedi 17 Août pour le plus grand bonheur de tous.

 

mas